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et la
certification d'un commissaire au compte. Nous n’y
sommes pas opposés car nos bilans comptables ont été remis à la FFSC-DA depuis plusieurs mois et sont parfaitement clairs et limpides,
contrairement à ce qu'on veut bien véhiculer. Si un commissaire aux
comptes veut venir consulter nos archives au Comité, il est le
bienvenu.
Par ailleurs,
si c’est vraiment le cas, on peut légitimement se demander comment la
FFSC-DA a pu se voir attribuer par le Ministère une avance sur
subvention de 85.000 euros, alors que ses comptes n’ont pas encore été
certifiés par un commissaire aux comptes…ce qui serait valable pour le
CFKB ne devrait-il pas l’être pour la FFSC-DA ?
Je reste
convaincu que le projet de Denis-Marie Cintura – malgré ce qu'il
clame partout – est d'absorber financièrement le CFKB afin de
l’intégrer au sein de la FFSC-DA. La question est « pourquoi » ? Je
n’ai pas la réponse, et c’est aux élus de poser cette question. Quant
à moi je le considère comme un très bon politique, avec tout ce que
cela comporte…
La question
posée, aurons-nous la réponse ? Rien n’est moins sûr.
Quel rapport direct entretenez-vous avec DMC qui
reste un homme assez directif ?
Karim MALOUM : Je n’ai désormais plus
aucun contact avec lui, après qu’il ait tenté de me faire venir au
sein de la FFSC-DA. Nous nous sommes dit ce que nous avions à nous
dire : je ne suis pas d'accord sur son mode de fonctionnement, ses
méthodes de travail. Je n’accepte pas le mépris qu’il peut parfois
manifester à l’égard des gens. Je ne serais jamais un "béni oui oui"
et je ne dirais pas amen à n'importe quoi. Le challenge de venir
travailler à ses côtés au sein de la FFSC-DA m’aurait vraiment
intéressé, car je crois vraiment qu’il est possible de fédérer tous
les sports de contact, et je trouve que c’est un beau projet. C’est un
vrai défi que de tenter de créer une unité tout en respectant les
différences de chaque discipline. C’est après avoir vu la politique
menée par DMC que j’ai décidé de refuser. Cela ne correspond pas à
l’idée que je me fais du sport et de son encadrement.
Je laisse chacun se faire sa propre opinion si
l’on venait démentir mes propos.
Que répondriez-vous au sondage publié dans nos
colonnes : « Pour ou contre la politique menée par Denis Marie
CINTURA ? »
Karim MALOUM : J'ai pris le parti de ne
pas utiliser ses méthodes. C’est un génie dans son genre, il n’a rien
à envier au plus grand illusionniste et magicien de
las vegas, comprenne qui
voudra Je n’ai pas l’intention de le dénigrer ou de le calomnier.
Personnellement je suis ouvertement contre et pour de multiples
raisons. Je pense qu’il serait sain qu’un contrôle de la gestion du
budget de la FFSC-DA soit mis en place afin de lever des rumeurs
nauséabondes, et rassurer tout le monde sur l’usage qu’il est fait des
fonds.
Ses propos
pour le moins injurieux parus dans le forum d’un site bien connu au
sujet de sa grosse voiture sont pour le moins révélateurs de
l’attitude de DMC face à la critique. Pour moi, il peut se déplacer en
jet s’il ça lui fait plaisir, à condition que ce ne soit pas au
détriment de la Fédération.
Je peux
d’ailleurs comprendre que certaines personnes aient besoin d’une
grosse voiture et d’un gros cigare pour s’affirmer… cela dit, c’est
bien tout cela qu’il convient à mon sens de vérifier et contrôler.
Comment
jugez-vous la situation de la FFSCDA à l’heure actuelle ?
Karim MALOUM : Je crois vraiment en ce
projet de fédérer les sports pieds-poings, à la condition que chacun
laisse son égo de côté. La situation à l'heure actuelle est critique,
mais pas désespérée : il faut que des gens responsables prennent
position et avancent à visage découvert et ne changent pas d’avis avec
le dernier qui a parlé… Il faut aussi que le Ministère mette un peu
plus son nez dans cette nouvelle Fédération avant qu'il ne soit trop
tard car plus le temps passe, plus dure sera la chute.
Quelle est la
position du CFKB dans ce capharnaüm de disciplines ?
Karim MALOUM : Jusqu'à présent – et je
parle en mon nom et au nom de certains membres du CFKB – si la
politique de la Fédération reste telle quelle, il faudra sortir de
cette Fédération avant qu'elle n'implose de l'intérieur, car tout est
fait jusqu'à présent pour asphyxier financièrement le CFKB et le
dévaloriser sportivement, alors qu'il tient une ligne de conduite
irréprochable depuis deux ans.
Trop de disciplines tuent les disciplines :
déjà, le kick-boxing et le k1 ne devraient faire qu'un, car,
concernant le k1, il s’agit d'une appellation et non d’une discipline.
C’est du kick-boxing japonais. Je pense donc qu’il faudrait fédérer
tous les acteurs du k1 avec ceux du kick-boxing, toutes régions
confondues sur Marseille comme sur Paris : des gens oeuvrent dans le
bon sens, et il faut arrêter avec les querelles intestines du passé.
Qu’attendez-vous de la fédération des sports de
contact ?
Karim MALOUM : Qu’elle fédère tout
simplement. À l'heure actuelle, cela ressemble plutôt à la « division
française des sports de contacts » et règlements de comptes à O.K.
Corral : trop de gens règlent des comptes personnels et son président
en premier, n'est-ce-pas Jacqueline ? (rire) Pourtant la polémique
autour de ce qui s’est passé à la boxe américaine est loin d'être
risible : avant de jeter l'opprobre sur quelqu’un, il faut avoir tous
les tenants et les aboutissants. Dans ce cas d’espèce, la mort
tragique d’un boxeur a donné lieu a une polémique déplacée : en
réalité, contrairement à ce qui avait été avancé le défaut
d’indemnisation par l’assurance n’a rien à voir avec l’obtention ou
non d’une autorisation pour cet événement. Aujourd’hui, il faut
laisser la justice faire son travail et déterminer les
responsabilités.
Je ne doute
pas que notre président saura trouver une solution afin que cette
famille soit indemnisée. S’il doit aussi pour cela se poser en
sauveur, grand bien lui fasse.
Je profite que
ce sujet soit évoqué pour dire, en mon nom et au nom des membres du
CFKB, à la famille de ce jeune boxeur toute notre sympathie.
Que faut-il changer selon vous ?
Karim MALOUM : En l'état actuel des
choses, il me semble que si la politique de la Fédération continue de
la sorte il faudra changer de président : il ne suffit pas de faire un
coup d'éclat médiatique, encore faut-il que cela serve l’ensemble des
disciplines pieds-poings, et que l’une ne soit pas traitée au
détriment des autres.
Pour ce qui
concerne la Fédération et son Président, des procédures sont en cours,
il faut laisser le temps à la justice de rendre ses décisions.
Une fois cela
fait, et quelqu’en soit le résultat, chacun devra tirer toutes les
conséquences et agir pour un véritable changement. Ce qui compte,
c’est toujours d’avoir une véritable éthique et un esprit sportifs.
Qu’est-ce que le chargé de développement pour le
kick boxing que vous êtes espère pour cette discipline et peut-être
même pour le pieds-poings ?
Karim MALOUM : Concernant le kick-boxing,
je souhaite que l'on fasse table rase du passé en se servant des
erreurs commises pour ne pas les recommencer. Que personne ne se serve
de la discipline pour une revanche personnelle sur qui que ce soit,
que ceux qui ont acquiescé aux actions passées ne viennent pas
aujourd’hui se poser en « monsieur propre » : qu’ils arrêtent avec
leurs discussions stériles et contre-productives, et qu’à titre
personnel, ils tirent toutes les conséquences de leurs propres
critiques, et laissent éventuellement la place à de nouvelles têtes.
Le kick-boxing
a été géré pendant des années par des acteurs qui ont mis leurs âmes
et leur temps. Sans doute des choses doivent être changées, mais la
discipline a le mérite d'exister grâce à eux. Il faut changer les
choses tout en respectant ce qui s’est fait de bien par le passé. La
force du kick-boxing a toujours été l'unité : sachons la préserver car
nombreux sont ceux qui se servent de la division pour mieux régner. De
nouvelles têtes émergent au sein du kick-boxing, laissons-les
travailler. Concernant les sports pieds-poings, je suis entièrement
disposé à travailler pour l'ensemble de ces sports car je le répète
pour moi il n'y aura jamais une discipline plus qu'une autre : ma
famille est la famille du sport.
By JL. |