PANCRACE,
l'état durcit le ton !
La commission nationale de PANCRACE est sans
aucun doute une des mieux structurées et
organisées parmi les commissions regroupées au
sein de la FEDERATION FRANCAISE des SPORTS de
CONTACT. Les règles y sont appliquées de manière
stricte et finalement depuis ses débuts aucun
incident est à déplorer. Néanmoins, l'état, par
l'intermédiaire du ministère de la jeunesse et
des sports, a voulu recadrer (nous nous
demandons bien pourquoi) les compétitions de
PANCRACE, en annonçant une inflexibilité sur les
points suivants :
-Demande
officielle d'organisation à la FFSCDA dans les
délais
-Autorisation d'organisation fournie à la DDJS
concernée 8 jours avant le gala
-Affiliation de tous les clubs présents
-Licences de tous les combattants, coachs,
soigneurs
-Examens médicaux à jour des combattants
-Diplômes des coachs
-Diplômes des juges arbitres
-Présence d'un médecin
-Présence de secouriste pour le public
-Respect du règlement de Pancrace FFSCDA
-Niveau des combattants (junior, honneur,
espoir, élite)
Tous ces éléments devront être contrôlable une
semaine avant, la veille et le jour du gala. Les
organisations ne pouvant justifier de tout cela
entraîneront une interdiction d'organisation et
des sanctions disciplinaires pour tous les
contrevenants (organisateurs, coachs,
combattants, officiels)
Quels messages faut-il lire à travers ce cahier
des charges durci ?
Deux hypothèses majeurs sont possibles :
La première c'est que l'état confirme qu'il ne
veut pas de MMA en FRANCE (ndlr : le pancrace
étant pour l'instant le seul dérivé légal) et
qu'une véritable chasse à l'incident est en
place pour mieux argumenter le refus archaïque
que nous impose les politiques de plus en plus
loin des aspirations du peuple et ça,
malheureusement, ce n'est pas que dans le sport.
La seconde, c'est que l'état prépare l'arrivée
du MMA et veut parer à toute éventualité
négative. En cadrant fortement la discipline, le
ministère tient à démontrer qu'il cède mais pas
à n'importe quel prix. Ce qui voudrait dire en
même temps qu'il désavoue officiellement le
comité national de MMA au profit du comité de
PANCRACE de la FFSCDA.
Bien entendu, ce ne sont que des hypothèses et
l'avenir nous dira si nous avions tort ou
raison. Une chose est sure : ça bouge mais
l'état ne doit pas entrer dans la répression
systématique; il doit plutôt donner les moyens
d'un vrai développement en toute sécurité pour
les pratiquants.
Et si finalement, après tant d'années, l'espoir
naissait enfin ?
Admin, le 17.11.2011
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